06 octobre 2006
Le commencement de quelque chose
I
ce bruit d’eau
bruit de terre qui bat
de très près de très loin
là où caché au fond sous l’écorce
le commencement de quelque chose
a la teinte plus claire que le cœur
au départ peu d’équilibre
espace étroit peut-être hexagonal
seul mouvement à peine répandu
la plante la vie en pleine terre
chuchote à tout moment
III
ta respiration
la moitié nord mon corps
te pousse vers l’intérieur la terre
odeur d’humus au profond
te servir d’ailes ou bien
souffle pulmonaire
à l’ouverture
du monde
IV
elle lui
insoluble dans l’eau
relié-e au fruit par le noyau
toutes portes closes
être quelque part
n’est pas rien
(Cécile Guivarch)
11:50 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Commentaires
Ah ! Je vois la suite de terre et ciel est commencée...
"ta respiration
la moitié nord mon corps
te pousse vers l’intérieur la terre
odeur d’humus au profond
te servir d’ailes "
C'est au profond qu'est la nourriture qui fait pousser des ailes... un regard d'amour tout neuf
la porte à ses lèvres
ta fourmi
Ecrit par : adeline | 07 octobre 2006
merci ma fourmi pour ton commentaire !
Ecrit par : Cécile | 07 octobre 2006
Un espace où les mots viennent s'ancrer dans la chair, fluides comme l'eau, puissants comme la terre. Leurs racines trouvent en moi de profondes résonances.
Ecrit par : Pascal Perrot aka Poetic Gladiator | 20 avril 2007
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