07 octobre 2006
Pas trop vite...
là où le vent remue
à l’intérieur de l’arbre
tu es devant moi
ou bien dans l’entre-deux
proche lointain ou lointain proche
tout répond de toi
à l’intérieur de l’arbre
tu es devant moi
ou bien dans l’entre-deux
proche lointain ou lointain proche
tout répond de toi
II
la terre respire alentourde la brindille au gré du vent
aux racines écartant les feuilles
quand tu seras là je te raconterai
le travail de la fourmi
le chant des oiseaux
la graine devenue arbre
III
tu réponds de l’intérieur
- un effleurement à peine –
la curiosité du bleu de ce qui brille
persiste comme autre chose pas dedans
tu montes en moi et ta lenteur
prend le temps nous t’entend
être dehors après-demain
pas trop vite
(Cécile Guivarch)
22:35 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

Commentaires
Intimidé d'être le premier à mettre un commentaire sur ce texte. Je devine ce qui à l'intérieur prend le temps; j'aimerais pouvoir ressentir cet "effleurement"; ton texte en donne l'envie.
Gabriel
Ecrit par : Gabriel | 10 octobre 2006
Autres espaces poétiques:
http://meteores.over-blog.com
et
http://meteores2.hautetfort.com
A bientôt
Ecrit par : Samsa | 07 novembre 2006
rester insensible aux poèmes de Cécile Guivarch c'est être dénué de toute sensibilité - chaque vers est couleur, senteur, sdaveur - la nature est là, en elle, vibrante - elle est en elle - ses poèmes défient la violence environnante, l'égoïsme de nos contemporains - Cécile Guivarch (que je découvre depuis hier) est le coeur et l'esprit de la nature même - c'est beau ! beau comme la fôret après la pluie d'orage, lorsque, sortant de la terre, le fumet des bois mouillés - c'est beau comme le chant des rossignols un matine de printyemps - merci à cette poétesse qui redonne le goût de la belle et bonne vie dans sa simplicité - jean-claude koutchouk
Ecrit par : koutchouk jean-claude | 19 mars 2007
Une simplicité qui jamais ne se confond avec facilité, ni même sécheresse d'écriture. Votre plume véloce donne aux mots des saveurs inédites et d'une extraordinaire puissance.
Ecrit par : Pascal Perrot aka Poetic Gladiator | 02 mai 2007
intérieur et tellement vivant. félicitation
Ecrit par : kelig | 23 janvier 2008
Je vous visite pour la 1ere foi ,
vos mots sont touchant et d'une magnifique musique intérieure ,
àbientot peu-ètre du côter de chéz moi!
Isa-B
Ecrit par : Isa-B | 14 novembre 2008
« là où le vent remue
à l’intérieur de l’arbre
tu es devant moi »
Magnifique image qui ne me laisse pas de bois.
jms
Ecrit par : jms | 18 avril 2009
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